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Le leadership sans autorité : le vrai test des projets collaboratifs

Par Lyne Marie Germain, CPQC

Les projets en mode collaboratif (alliancing) redéfinissent le rôle des gestionnaires en ingénierie.
Cette approche est adoptée pour un partage de risques dans les grands projets et vos leaders doivent avancer avec :
  • des équipes qu’ils ne dirigent pas
  • des décisions partagées
  • une autorité… souvent implicite

     

Sur le papier, tout fonctionne. Sur le terrain, c’est là que ça se joue.

Le changement de niveau
L'attente a évolué : il ne suffit plus de livrer, il faut désormais savoir influencer sans imposer. Cela requiert un tout autre niveau de leadership. En effet, dans les projets collaboratifs, les échecs sont rarement d'ordre technique. Ils découlent plutôt de tensions mal gérées, d'un manque d'alignement entre les partenaires et d'une communication qui se crispe sous la pression. Autrement dit, ce sont ces frictions relationnelles qui ont les impacts les plus lourds.

Une réalité souvent sous-estimée
Beaucoup de leaders découvrent ces dynamiques en cours de projet. Or, c’est avant que tout se joue. Les organisations les plus solides prennent le temps de préparer leurs leaders à exercer leur influence sans autorité formelle, à lire rapidement les dynamiques relationnelles à adapter leur communication dans des contextes sensibles. Et surtout… à pratiquer ces situations avant qu’elles ne deviennent critiques.
Dans un projet où votre gestionnaire n’a pas d’autorité directe : saura-t-il créer de l’adhésion… ou devra-t-il la négocier en permanence ?
Le mode collaboratif n’exige pas plus de compétences techniques. Il exige une autre forme de leadership. La capacité à exécuter ensemble, à générer de l’engagement et de la collaboration, voire de l’enthousiasme dans des contextes où personne ne contrôle vraiment.

Le problème n'est pas technique. Vos ingénieurs maîtrisent leur discipline.
Le problème est humain. Même s'ils ont appris à créer de la cohésion dans leur équipe, le faire dans un contexte de mandat collaboratif est différent et fait appel à des compétences plus élevées en termes de communication stratégique et de leadership. Ils doivent influencer sans imposer, aligner des joueurs qui ne leur doivent rien, garder harmonie et respect dans les échanges.

Trois hypothèses sur ce qui se passe réellement sur le terrain
Notre expertise en leadership positif et en communication stratégique nous permet d'avancer des hypothèses solides sur ce que vos leaders vivent ou vivront dans ce contexte.

Hypothèse 1 — Vos leaders imposent là où ils devraient influencer
En mode traditionnel, un chef de projet à l'autorité. Il dirige, il décide, il tranche. En mode collaboratif, cette posture crée de la résistance. Les partenaires de firmes concurrentes ne répondent pas aux mêmes incitatifs. Forcer la direction génère des tensions qui nuisent à la qualité du livrable — et à la réputation de votre firme aux yeux du donneur d'ordre.

Hypothèse 2 — Les frictions inter-firmes restent non dites — et coûtent cher
Dans un consortium, chaque firme défend ses intérêts, sa méthode, ses standards. Quand les désaccords ne sont pas gérés avec intelligence relationnelle, ils ne disparaissent pas — ils se cachent. Et ils resurfaces au pire moment : lors d'une livraison critique, d'une révision de budget, ou pire, d'une insatisfaction du client.

Hypothèse 3 — Votre firme est invisible là où elle devrait rayonner
Le mode collaboratif est aussi un contexte d'observation. Le donneur d'ordre voit comment vos leaders se comportent sous pression, comment ils communiquent, comment ils incarnent les valeurs de votre firme. Les firmes dont les leaders sont préparés à cette visibilité en font un avantage. Les autres passent inaperçues — ou pire, laissent une mauvaise impression.

Ce que nos solutions changent concrètement
Notre approche de leadership positif et de communication stratégique n'est pas une formation de gestion généraliste. C'est une préparation ciblée pour des contextes précis — comme le mode collaboratif — où les outils traditionnels du leadership ne fonctionnent plus.

Solution 1 — Créer de l'adhésion sans avoir l'autorité
Nous développons chez vos leaders la capacité à construire des liens de confiance rapidement, même avec des inconnus issus d'autres cultures d'entreprise. Cela passe par des postures de communication précises, des techniques d'écoute stratégique et des approches de collaboration qui génèrent de l'adhésion —sans pression.

Solution 2 — Gérer les tensions inter-firmes avec intelligence relationnelle
Les désaccords dans un consortium sont inévitables. Ce qui fait la différence, c'est la capacité à nommer les tensions sans les amplifier, à négocier des compromis qui préservent la qualité du projet, et à maintenir des relations constructives même après des conflits. C'est une compétence qui s'apprend — et qui se prépare avant de signer le contrat.

Solution 3 — Représenter votre firme avec leadership visible
Dans un consortium, vos leaders sont des ambassadeurs. Leur façon de communiquer, de se positionner, de réagir sous pression — tout cela parle de votre firme. Nous les préparons à exercer un leadership positif visible : celui qui donne envie aux autres de les suivre, et qui donne confiance au donneur d'ordre.

Solution 4 — Préparer avant — pas réparer après
Le meilleur moment pour développer ces compétences, c'est avant de soumettre une offre en mode collaboratif. Pas en cours de projet, quand les tensions sont déjà installées. Une firme dont les leaders sont prêts entre dans un consortium avec un avantage compétitif réel — et mesurable dans les résultats.

Ce que ça veut dire pour vous maintenant

Si votre firme planifie des soumissions sur des projets d'infrastructure publique en mode collaboratif ou en coentreprise, voici les questions à vous poser dès aujourd'hui :
→  Vos leaders savent-ils influencer sans imposer dans un groupe qu'ils ne contrôlent pas ?
→  Ont-ils les outils pour gérer les frictions avec d'autres firmes sans nuire à la relation ou à la qualité ?
→  Sont-ils préparés à représenter votre firme dans des contextes à haute visibilité ?
→  Connaissent-ils les attentes implicites des donneurs d'ordre en matière de collaboration et de leadership ?

Si la réponse à l'une de ces questions est « pas vraiment », c'est maintenant qu'on agit — pas après l'octroi du contrat.

Prêt·e à préparer vos leaders pour le mode collaboratif ?
Discutons de votre réalité. Un échange de 30 minutes peut transformer votre approche avant votre prochaine soumission.

→ Contactez Lyne Marie Germain | Activation Leadership Positif. 
www.activationleadership.com/rv30min
 
Ou

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Lyne Marie Germain, CPQC

Coach en communication et leadership positif
Certifiée Positive Intelligence
Certifiée psychométrie (TRIMA, Atmanco)